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Par un communiqué en date du 3 juillet, l’hôpital de Chaumont annonçait avoir été victime d’une cyberattaque. Joint ce samedi, Iskandar Samaan, directeur de la délégation territoriale de Haute-Marne de l’Agence régionale de santé, confirme que la menace a été détectée avant qu’elle ne produise les effets les plus graves.
Iskandar Samaan, directeur de la délégation territoriale de Haute-Marne de l’ARS, se veut à la fois rassurant et prudent. Il a accepté ce samedi par téléphone d’en dire un peu plus sur la cyberattaque dont a été victime l’hôpital de Chaumont. L’établissement a fait part de cette information dans un communiqué en date du 3 juillet. Les faits remontent au 2 juillet. « Il existe deux façons de détecter une cyberattaque. La première repose sur les systèmes nationaux de vigilance. C’est ce qui s’est passé dans le cas de l’hôpital de Chaumont : des fichiers circulant sur des réseaux de cybercriminalité ont été repérés par le dispositif de surveillance ministériel. L’établissement a alors été alerté et invité à se déconnecter immédiatement d’Internet, ce qui a permis de limiter les effets de l’attaque », explique Iskandar Samaan. Dans d’autres cas, lorsqu’aucune alerte préalable n’est détectée, la cyberattaque se manifeste directement par des dysfonctionnements importants : arrêt de certains services informatiques, logiciels inaccessibles ou encore demandes de rançon. « Concernant Chaumont, la situation n’a pas atteint ce niveau de gravité grâce à cette détection précoce », confirme le directeur de l’ARS. « Les investigations techniques sont toujours en cours et seul l’établissement communiquera lorsqu’il disposera d’un état précis de la situation », a-t-il rappelé à plusieurs reprises.
Déconnecter l’hôpital d’Internet a permis de limiter l’impact de la cyberattaque. Les patients peuvent être rassurés. « À ce stade, les éléments disponibles indiquent que la cyberattaque n’a pas eu de conséquences majeures sur le fonctionnement de l’hôpital. Quelques ralentissements ponctuels ont pu être constatés dans certains services, mais ils restent limités. Les patients peuvent donc se présenter à leurs rendez-vous normalement et la prise en charge est assurée », indique Iskandar Samaan.
Dès l’alerte, les équipes techniques se sont mobilisées pour garantir la sécurité des systèmes d’information et assurer la continuité de l’activité. Des experts en cybersécurité ont également été mobilisés pour soutenir l’établissement dans la sécurisation et la restauration de ses systèmes d’information. Les équipes restent vigilantes. « Nous connaissons malheureusement les méthodes des hackers. Il faut vérifier qu’il ne s’agit pas d’une première attaque destinée à en préparer une autre, plus importante. »

Centre Hospitalier de Chaumont
Les cyberattaques contre les établissements de santé présentent principalement deux risques. Le premier concerne le vol de données personnelles des patients, telles que leur identité, leur adresse ou leurs informations administratives. Le second est le blocage de l’accès aux données médicales et aux systèmes informatiques, parfois accompagné d’une demande de rançon destinée à obtenir leur déverrouillage. À ce stade des investigations, aucune demande de rançon n’a été signalée dans le dossier de l’hôpital de Chaumont.
Le Centre Hospitalier de Chaumont victime d’une cyberattaque, son système informatique touché